Lost in Tokyo from Mark Bramley on Vimeo.
Il y a différents chemins pour monter le mont Fuji, un grand nombre de personnes utilise le sentier Yoshidaguchi, mais ils commencent presque tous directement à la 5ème station (2305m) où ils peuvent se rendre en bus.
Le Japon au mois d’août est très chaud et humide, le genre de climat que je n’aime pas trop, seulement le mont Fuji n’est ouvert qu’en juillet et août (le reste de l’année l’ascension est plus dangereuse et les refuges sont fermés) et en juillet, c’est comme en août mais avec encore plus de pluie. Allant au Japon au mois d’août uniquement pour faire l’ascension du Mont Fuji, pourquoi ne la faire qu’à moitié (quitte à se faire chier, autant y aller jusqu’au bout) ?
Donc l’idée est de commencer l’ascension depuis le temple Sengen (850m). Le mont Fuji culminant à 3776m, ça fait un petit dénivelé de 2926m (au lieu de 1471m en partant de la 5ème station). Par contre pour le retour je compte m’arrêter à la 5ème station.
Il y a une autre raison à ça, c’est qu’entre le temple Sengen et la 5ème station, il y a des choses à voir, il y a de la verdure alors qu’à partir de la 5ème station, il n’y a plus que de la caillasse.
Matériel nécessaire pour l’ascension :
En tenant compte du schéma suivant (trouvé sur le site de la ville de Fujiyoshida) :

J’ai prévu le planning suivant :
Pour voir quel temps il va faire au mont Fuji, j’ai trouvé le site snow-forecast.com mais la météo change tellement vite au niveau du mont Fuji que finalement ce n’est pas très utile. Au moins ça donne une tendance générale.
Les heures de lever/coucher du soleil à Yokohama sur le site timeanddate.com. Le sommet de Fujisan étant à une altitude beaucoup plus haute, le soleil se lève plus tôt. Donc si le soleil se lève à 5h du matin à Yokohama, il vaut mieux être au sommet de Fujisan 1h avant.
Comme prévu, les choses ne se sont pas passées comme prévu
.
Départ pour le sommet à midi (je commence donc avec 1h d’avance sur le planning) :

Entre le début et la ~6ème station, j’ai croisé/doublé un groupe de 2 japonais et un groupe de 2 soldats américains qui faisaient aussi l’ascension. On peut pas dire qu’il y avait foule.
Alors en ce qui concerne les différentes étapes de l’ascension… j’ai pas trop fait gaffe, je suis monté en suivant le chemin et en m’arrêtant quand il y avait des trucs à voir. La première partie (entre le début et la 6ème station), consiste principalement à de la forêt avec différents types d’arbres (faut pas m’en demander plus) et des stations plus ou moins abandonnées/détruites.
Sur la fin là c’était un peu “à la recherche de la 5ème station”. Naïvement je pensais qu’une station correspondait à un bâtiment, en fait c’est une zone (plus ou moins grande) où l’on trouve des bâtiments, ou pas, ou juste des panneaux indicateurs…
Bref, je commence à émerger au-dessus de la forêt… et des nuages. Arrivée à la 6ème station : 16h30. C’est le moment de manger un bout, de se reposer et de regarder les groupes de japonais passer.
18h00 : en fait il fait un peu froid et le petit vent qu’il n’y a n’arrange rien. Je décide de continuer de monter doucement histoire de me réchauffer un peu. Je m’arrête à chaque chalet et je repars dès que je commence à avoir un peu trop froid. Même en essayant de monter le plus doucement possible pour ne pas arriver trop tôt au sommet, j’arrive à doubler des groupes de japonais… Si j’arrive trop tôt en haut, je vais devoir attendre et au sommet c’est certainement l’endroit où il y a le plus de vent et où il fait le plus froid.
Et oui, on a beau être en altitude, on est au Japon, le soleil se couche tôt, même en plein été. Je n’ai pas vu beaucoup de thermomètres, il y en a un qui indiquait 8ºC (à mon point de départ il faisait plus de 25ºC).
Vers 3250m d’altitude j’ai commencé à discuter avec 2 autres personnes (un anglais et un néo-zélandais) qui faisaient aussi l’ascension en solo. Nous avons terminé la montée plus ou moins ensemble.
2h45 : arrivée au sommet de Fujisan. Une lumière brille à quelques dizaines de mètre… un distributeur Coca-Cola :-\.
Maintenant il faut attendre le levé du soleil. De plus en plus de monde arrive, limite un peu trop. Forcément il y a des nuages à l’horizon, le soleil apparaitra plus tard.
5:13 : le soleil se lève enfin.
Voilà, je suis donc au sommet et il fait enfin jour.
Pour une raison que j’ignore (peut-être le froid et le vent (qui avait tendance à me déséquilibré, j’ai manqué de tomber plusieurs fois)), j’ai décidé de ne pas faire le tour du cratère. Ce sera pour la prochaine fois (si jamais je le refais (et pas tout seul)).
Et c’est parti pour 2h30 de descente super chiante jusqu’à la 5ème station… Je suis arrivé au sommet en pleine forme (hormis le froid et un peu de fatigue), la descente m’a rajouté des ampoules au pieds et un bon mal de genoux. La descente consiste en un long chemin de 5m de large, en zigzag, constitué de graviers et de pierres. Bref, une autoroute avec aucune partie technique sympa à faire.
Une fois à la 5ème station on se fait dépouiller pour prendre le bus qui ramène jusqu’à Kawaguchiko (dans mes souvenirs c’était ¥1500).
Pour finir, très bonne expérience, le mont Fuji se fait assez facilement, la vue au sommet est grandiose, juste la descente qui est un peu nulle.
Dernier jour, demain matin direction l’aéroport. De tout mon séjour j’aurais eu les 2 premiers et les 2 derniers jours de grand soleil. Tout le reste c’était gris ou de la pluie (mais finalement ce n’était peut-être pas plus mal (quoi que j’ai l’impression que je commence à m’habituer à la chaleur)).
Donc aujourd’hui j’ai commencé par du shopping et à midi au menu j’ai eu un bon tonkatsu.

Suivi d’une balade en bateau. Non je n’ai pas eu droit à faire un tour dans le bateau dessiné par Leiji Matsumoto (le créateur d’Albator) :


La destination du bateau étant le jardin d’Hama-rikyū :


Une petite glace pour le goûter :

Un dernier regard sur Tōkyō :

Et un dernier couché de soleil depuis le pays du soleil levant :

Aujourd’hui direction Shibuya où le fidèle Hachikō est toujours présent.


De là je suis allé à Omotesandō/Harajuku/Yoyogi kōen où il y avait un festival de danse.

Et après le double whopper with cheese de midi j’ai fini la journée avec un monjayaki à Tsukishima.

Et sinon, ils ont beau faire appel à Ultraman, ma connexion internet à Paris est plus rapide que celle proposée par SoftBank.

11ème jour déjà, la fin du séjour est proche
.
Aujourd’hui direction Ginza, où je suis passé par l’Apple Store… qui ressemble à tous les autres Apple Stores. Puis direction le Sony Building (en fait je suis tombé dessus un peu par hasard). La dernière fois j’avais été un peu déçu donc je me suis dit que j’allais réessayer. Et bien mon avis reste le même.
Par contre en ce moment ils ont un aquarium devant l’entrée. Il y a des caméras qui filment les poissons et à l’intérieur du bâtiment on peu voir les poissons sur des télés 3D (si vous aussi vous trouvez ça débile, c’est normal). Mais bon, ils ont un joli aquarium.

Sinon, au Japon aussi, les TV 3D ont une qualité d’image de merde.
Suivi du parc d’Hibiya :


Juste à côté se trouve le jardin extérieur du palais impérial :


Déjà lors de mon premier passage au Japon il y a 3 ans, j’avais bien aimé ce jardin et je confirme que c’est toujours le cas. Il n’y a pourtant pas grand chose dedans, une grande place de graviers entourée de quelques arbres. Mais je trouve qu’il y règne une sensation de grandeur et de silence.
Et la visite continue avec le jardin oriental du palais impérial :


Où j’ai enfin pu chopper un papillon (il y a quelques papillons pas mal ici, mais ils n’aiment pas se faire prendre en photos) :

Et ce soir il y avait le “Sumida river fireworks festival“. Un double (lancé depuis 2 points distincts) feux d’artifice sur la rivière Sumida. Que dire… c’est le plus long feux d’artifice que j’ai vu : 1h30, et il était vraiment pas mal. Par contre à prendre en photo sans trépied c’est pas facile :

Et pour finir au diner c’était yakiniku :

Aujourd’hui retour à Tōkyō.
Ce matin, en attendant mon bus, j’ai de nouveau eu l’occasion de voir Fujisan temporairement (il est encore plus timide que moi) :

Il commençait à faire beau et chaud (attention, contrepèterie belge inside), puis en arrivant vers Tōkyō le temps est passé en mode déluge. En prenant le métro à Shinjuku, je suis passé par des couloirs à moitié inondés…
Par contre il fait toujours aussi chaud. Je suis arrivé à l’hôtel, le bas trempé par la pluie, le haut trempé par la sueur… Super cool.
Sinon la batterie de mon ordinateur portable à gonflée (elle est toute bombée maintenant), à cause de la chaleur, humidité, je sais pas. Dans le doute, je ne m’en servirais pas dans l’avion, d’ici à ce qu’elle se transforme en explosif…
UPDATE: Tōkyō c’est beaucoup plus grand que Paris. Aller de Shinjuku à Asakusa à pieds quand il n’y a plus de métro ça le fait pas.
J’avais initialement prévu de passer ma journée à Fuji-Q Highland, un parc d’attraction avec de super montagnes russes. Mais il pleut, et quand il pleut, pas de montagnes russes.
Changement de plan, je suis allé au Yamanashi Gem Museum, 600 ¥ l’entrée ça fait un peu cher pour voir des cailloux. Ce n’est pas très grand, ils ont tout de même pas mal de pierres, dont quelques unes provenant de Fujisan.

Je suis ensuite allé au “Mt. Fuji Local History Museum” ou “Fuji Kawaguchiko Museum of Local History” (ça dépend du dépliant). C’est un tout petit musée, tenu par une petite vieille qui m’avait l’air bien sympathique, c’est dans une sorte d’ancienne maison construite il y a 300 ans puis relocalisée (avec au moins une fuite au plafond). On y trouve une coulée de lave de Fujisan ainsi que quelques pierres datant de la dernière éruption, de vieux outils dont quelques uns servant à la confection de la soie. 300 ¥ l’entrée ça va, mais un peu limite tout de même.

Bien évidemment j’ai croisé quelques temples entre les deux:


Vers midi la pluie s’est arrêtée, je suis retourné voir du côté de Fuji-Q et là j’ai vu qu’ils commençaient à relancer les montagnes russes, du coup j’ai pris un “free pass”, 5000 ¥ c’est pas donné. il est aussi possible de prendre juste un billet d’entrée à 1300 ¥ et payer chaque attraction (en gros entre 500 et 1000 ¥ chacune).
Et devinez qui a enfin bien daigné se montrer quelques instants :

Comme je n’arrive pas à savoir si je peux me fier aux prévisions météo, je pense que je vais faire l’ascension de Fujisan aujourd’hui. Départ vers midi, retour demain vers midi si tout se passe bien.
Si je ne mets rien à jour sur le blog d’ici 2 jours, c’est que ça ne se sera pas bien passé
.
Avec la chance que j’ai c’est couru d’avance que je vais avoir un temps de merde, donc pas la peine d’attendre plus longtemps.
Pour vous faire patienter d’ici là, voici une vidéo d’un passage à niveau :
UPDATE: I did it! Mais je ne le ferais pas deux fois. Je ferais un billet détaillé à mon retour en France.
UPDATE 2: Je vous mets quand même une petite photo prise depuis le sommet.

J’ai commencé la journée par faire un petit tour près du lac Kawaguchi en attendant que le restaurant à rāmen, où j’ai mangé hier soir, ouvre pour pouvoir récupérer le parapluie que j’avais oublié.
Bref, la journée a commencé avec une vision d’une cruauté sans nom :

Comment peut-on laisser des bornes d’arcade à l’abandon sous la pluie comme ça ? C’est inhumain !
Donc, le lac Kawaguchi, qui est plutôt grand, donc je n’ai fait qu’un petit tour sinon j’en avais pour la journée.

Suivi d’un tour dans Fujiyoshida. Il y a des zones bien actives et des zones mortes :

Sinon c’est plein de temples dans le coin, j’ai arrêté de les prendre en photo
:




Il y a eu un petit tremblement de terre aujourd’hui (4,7), à 50 km au nord-est de Tōkyō, je l’ai bien senti celui-là contrairement à celui du 19 août.
Aujourd’hui les nuages se sont un peu levés, la couche nuageuse devait être très fine vu la luminosité, j’ai pu voir toutes les montagnes environnantes sauf une, je vous laisse deviner laquelle
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Je vais peut-être tenter son ascension demain (ou après-demain suivant l’évolution des prévisions météo (de toute façon après il sera trop tard)).